Théâtre Georges Brassens, Avenue Detouche, Villemonble

Aujourd'hui, on m'a invité pour être jury au Concours des Clés d'Or aux côtés de Jacques Mauger. C'est étrange parce que je suis en train de finir le conservatoire et je suis néanmoins prof et concertiset depuis plusieurs années (ce qui expliquait ma présence au jury). Je me suis donc retrouvé à juger trois grands trombonistes que je connaissais (et je l'ai fait avec impartialité), et j'ai eu la réflexion que quoi qu'il arrive, on va tous se recroiser à des concours, d'un côté ou de l'autre de la table du jury, alors autant que je m'habitue. Dans tous les cas, c'était une expérience formidable, il y a vraiment de super cuivres en France.
Maison du Citoyen et de la Vie Associative, Rue du Révérend-Père Aubry, Fontenay-sous-Bois

Oui, me revoilà, et c'est pour te montrer un bâtiment de la TGB (Très Grande Banlieue). C'est d'ailleurs faux, Fontenay est en toute proche banlieue, et on y a un projet dans cette immense baraque avec mon ensemble. Un projet secret mais trop bien et t'en sauras plus si ça se réalise. En attendant, j'ai passé un mardi midi à Fontenay sans y croiser Geneviève.
Photos de Noël
Long time not seen, comme disent nos amis anglophones. Oui, la vie est très remplie pour moi en ce moment, mais pour me faire pardonner, voici quelques photos de ces dernières semaines de ma vie.











Les dernières photos viennent du village de Montbizot dans la Sarthe, où mes ancêtres Joséphine Marie Benoist et Louis Victor Branchu se sont mariés le 8 novembre 1901.
Trompette à palettes

Voici ma nouvelle trompette. C'est une longue histoire : Jean-Luc Ramecourt, 4e solo à l'Orchestre Philharmonique de Radio France est parti à la retraite cette année. Parallèlement, je joue un concert de musique romantique allemande avec l'Orchestre symphonique du Pôle Supérieur. La musique allemande, c'est toujours mieux de la jouer sur des trompettes "à palette", c'est à dire avec le système des cors et un son extrêmement plus rond et moins agressif que la trompette à pistons. Je me suis donc dit que le Père Noël pouvait passer plus tôt. Contrairement à Justin Bieber (qui bouge trop ses bras) et Mariah Carey (qui est tombée bien bas mais qui est vocalement au top), tout ce que je veux à Noël, c'est ça !
Clémentine bougie

Ce matin, contemplant mes cadavres de clémentines, une idée me vint d'une chose que faisait toujours mon frère JB à Noël. Une clémentine, un peu d'huile, et de la mort est apparue la vie ! Je sais c'est assez pascal comme thème, mais Noël et Pâques, ça se rejoint, non ? Quoi qu'il en soit, c'est déjà l'Avent alors bon Avent à tous !
Pain perdu au pain poilâne
Commençons par planter le décor. Le pain poilâne, c'est un truc dégueu à 5 € pièce que les parisiens adorent pour une raison que j'ignore totalement. Bref, c'est le pain pas bon que je suis forcé d'acheter quand je fais mes courses au supermarché (parce que la baguette synthétique molasse, c'est encore pire) et que j'ai la flemme d'aller à la boulangerie.
Et j'avais donc ces quatre tranches de pains poilâne qu'il me restait d'y a quelques jours qui mouraient paisiblement dans leur sachet. La partie procrastinante de mon cerveau s'est dite qu'il suffisait de les oublier là pendant un mois ou deux et que lorsque je retrouverais le sachet sous une pile de factures et de partitions et que de la végétation verte/bleue aura commencé d'y pousser, je pourrais les jeter.
Et puis, j'ai pensé que c'était la Crise. Que j'ai ouvert un P.E.L. alors il faut que je soit raisonnable. Que des enfants meurent de faim. Enfin, tout ça, quoi !
Je me suis aussi dit que j'avais ce livre de recettes de grand-mères que j'ai acheté il y a peu et qui est super et il y avait une recette de pain perdu dedans (tu peux admirer derrière une superbe couverture écossaise en laine d'agneau au tartan "Royal Stewart" qui est très utile en ces temps de froid). En plus, la recette proposait de le faire au four alors que je l'ai toujours vu faire à la poelle. Soit, j'ai essayé. Et à part le fait que j'ai mis un peu trop de sucre, je suis assez content du résultat :

Le pain perdu, remède contre la Crise et la dépression des français ?
Dessin ancien et flashmob

Parfois, en généalogie, on trouve des trucs biazarres. Et bien en parcourant les registres de Saint-Paul-la-Roche, en Dordogne, je suis tombé sur ce dessin. Il faut croire que le curé du village en 1736 aimait dessiner. Mais c'est assez étonnant, c'est espèce de blason d'où sortent des fleurs et une colombe couronnée en dessous.
Sinon, complètement autre sujet : jeudi j'ai participé au premier flashmob orchestral de France. Voici la vidéo officielle assez sympa. Et comme y avait plein de médias, tu devrais en entendre parler sur TF1, Canal + ou France 24 (oui, c'est une vraie chaîne de télé...) ou Europe 1, etc ...
Flashmob Paris North Station Farandole de Bizet from AFO on Vimeo.
"Guichard d'Angle Chevalier de France et d'Angleterre" de Robert Ducluzeau

Si tu suis mon non-bloggage pour cause de vie trop intense, tu sais que je m'intéresse à ma généalogie depuis peu. Et bien il se trouve que mon arbre devient plutôt bien fourni puisque je suis au beau milieu du XVe siècle en ce moment (oui, on peut voyager dans le temps quand on fait de la généalogie). Et j'en suis arrivé à mon premier ancêtre (il était temps) à la 21ème génération qui était sujet britannique et Comte de Huntingdon. Et en Googlant son nom, j'ai vu qu'un bouquin avait été écrit sur lui. Et comme en ce moment je ne lis que de biographies d'ancêtres, je me suis dit que je pourrais ajouter ce bouquin à ma collection. Grâce à Amazon, Gérard Poucel, bouquiniste de Montmorillon, m'a envoyé deux jours plus tard (et pour 37,5% du prix de vente) un exemplaire (dédicacé par l'auteur) de ce bouquin. Et je suis heureux parce que j'y retrouve le mariage de Jeanne d'Angle avec Guillaume Chenin (par lequel je descend de Guichard d'Angle) et c'est émouvant de voir que mes recherches sont justes. Maintenant, je n'ai plus qu'à dévorer la vie passionnante de cet équivalent de Du Guesclin qui a servit successivement le roi de France et le roi d'Angleterre.
Chevalière armoriée

Et oui, 25 ans, toutes mes dents, et une chevalière. Récemment, en faisant ma généalogie, j'ai découvert qu'une bonne partie de mes ancêtres avaient des armoiries. Je trouve le concept très beau, un nom attaché à une image. L'héraldique (c'est comme ça qu'on appelle la science des blasons) est passionnante, et comme je me cultive à fond dès que j'ai un nouveau centre d'intérêt, je suis maintenant incollable sur le sujet. Je pense que 25 ans, c'est un cap, qu'on devient un adulte, et j'avais besoin de passer ce cap en m'offrant (chose extraordinaire), un cadeau. C'est comme une balise pour ce premier quart de siècle et qui je l'espère survivra aux trois autres à venir. J'ai fait appel à Pascal Doulière, un artisan belge venant à Paris deux fois par semaine et qui a fait un travail magnifique. La chevalière m'a été livrée (comme c'est la tradition), avec une emprunte en cire.

Le Comptoir, Halle Roublot, Rue Roublot, Fontenay-sous-Bois

Ce soir, nous avons fait un concert à Fontenay-sous-Bois où j'ai notamment joué cette pièce de Raphaël Duquesnois que nous avons créé en Ecosse cet été. Le soir même, petit mail du compositeur (présent dnas la salle) qui était le plus beau des compliments :
"Salut, je dois vous remercier pour votre travail et votre application. Je peux dire, oui c'est comme ça que je l'ai imaginé. Après on peut toujours discuter de la qualité de la composition/de l'enregistrement mais au moins c'était réaliste. Perso, je suis assez content. Quoiqu'il en soit votre attitude sur scène à vous trois fut exemplaire, c'est la première fois que j'ai écouté une pièce à moi en restant détendu. C'était clair et soigné. Je ne peux que vous dire bravo."


